menu
.: Forum : Newsletter : Imode-Wap : Livre d'or : Sondages : Partenaires : Infos Légales : Plan du site : Contacts :. flag
menumenumenumenumenu


Les chroniques du site


menuConcert du 05 juin 2012 au Zénith de Paris
Par : Tool

Ce 5 juin 2012, le Zénith de Paris a une nouvelle fois accueilli Marilyn Manson et sa bande. Cela mérite bien un petit compte rendu pour ceux et celles qui n'ont pas eu la chance d'assister à cet événement.

Arrivée vers 17h 00 devant le Zenith, l'immersion dans l'univers de manson est quasi immédiate avec le défilé habituel des fans costumés.
Maquillage blafard et vêtements noirs sont, en effet, les codes de la soirée et on saluera les efforts vestimentaires de certains, véritable hommage à leur idole.
L'attente s'éternise dans une ambiance bon enfant avec en point d'orgue le passage des caméras du petit journal qui tente, comme toujours, de filmer les spécimens les plus caricaturaux présents sur le site.

A 19 heures, la sécurité permet enfin aux fans de pénétrer dans l'enceinte du zenith où s'en suivent, comme à chaque fois, la course vers la fosse et vers les places en gradins les mieux placées.

Personne n'a encore conscience que l'attente va être longue voire interminable car c'est seulement vers 20h30 qu'entre en scène la première partie, le groupe Binary.
Servi par un leader au faux air de Justin Bieber, le groupe ne parviendra pas à conquérir le zenith. Une musique au relent pop electro desservie par un groupe en mode autiste, ne communiquant pas avec le public et adepte de trop longues intro aura réussi à rendre l'attente encore plus interminable qu'elle ne l'était déjà.
40 minutes de torture auditive plus tard, Binary ressort de scène sans même avoir salué, sans doute conscient d'être passé à côté.

Nouvelle attente jusqu'à 21h45 et premiers doutes. C'est long, très long, trop long et d'affreuses pensées m'assaillent. Oui j'avoue avoir pensé Manson est à nouveau bourré, incapable de monter sur scène et ce show va être une catastrophe.
Mais avant que je puisse sombrer dans le désespoir, les lumières s'éteignent et les premières notes du Suspiria Thème retentissent.

Puis c'est la chute du rideau noir et l'entrée en scène du groupe sur Hey, Cruel world .... et dès les premiers instants, je suis rassurée.

Rassurée par Manson lui même, il est en forme, en très grande forme même, il est énergique, bavard, franchement content d'être là.
Très au contact avec son public, il n'hésite pas à serrer des mains (ce qu'il ne faisait jamais), regarder et identifier des fans dans la fosse en leur faisant des signes.
On notera aussi que Manson demande et obtient à ce qu'on lui lance un portable depuis la fosse pour qu'il puisse chanter au téléphone. L'objet est désormais collector pour un peu que son propriétaire ait pu le récupérer dans la fosse déchainée.


A la fois professionnel et cabotin, Manson fait le show et il le fait bien.

Professionnel, quand il fait signe à l'ingénieur son d'augmenter le retour. Professionnel aussi car il est sobre et pour la première fois depuis longtemps, il n'y a que des bouteilles d'eau sur scène.
Manson est en forme, sa voix est bien présente, puissante, constante. Il connait ses textes. Et surtout pas de bouteilles d'oxygène à l'horizon.

Cabotin car pendant tout le concert, il ne va cesser de jouer les divas, se dandinant sur scène avec une belle énergie, sautillant à cloche pieds, grimpant sur les estrades devant la scène et cela sans aucune baisse de régime.
On retrouve le Manson sale gosse qui prend un malin plaisir à lancer son pied de micro partout jusque sur la batterie, juste pour le plaisir de voir courir les roadies. C'est si vrai d'ailleurs qu'entre deux chansons, il n'hésitera pas à balancer son micro en intimant l'ordre à son roadies de le lui ramener. Un sale gosse je vous dis.

La setlist est certes sans surprise cédant parfois à la facilité avec son lot de single et son parti pris AS / MA mais au final elle se révèle extrêmement efficace en live.
Elle présente une réelle cohérence et on notera avec plaisir que les titres du nouvel album joués (Hey cruel world, Slo Mo Tion et Pistol Whipped) s'intégrent parfaitement au reste de la setlist.
Le show sans temps mort connait une montée en puissance avec Tourniquet, Irresponsible Hate Anthem, Sweet Dreams (Are Made of This), et connait son point culminant avec Antichrist Superstar et The Beautiful People.
Le tout est parfaitement exécuté par un groupe concerné et concentré. Twiggy, ravissant en jupette et collant noir, se révèle être un guitariste efficace, quoiqu'un peu statique, Sablan, un professionnel à tout épreuve malgré les assauts d'un manson excité et toujours aussi autoritaire avec ses musiciens, et Jason un bon batteur.
D'ailleurs, l'instant suspendu pendant lequel le groupe se révèle est lorsqu'il entame un morceau instrumental de Coma Black juste avant The Dope Show. A cet instant, livrés à eux mêmes par un manson parti en coulisse, les musiciens nous livrent une très belle interprétation.
Le seul bémol est cependant la durée totale du concert d'à peine 1h15.

Le visuel est réduit à son minimum. Beaucoup d'effets de fumée et de jeux de lumières sont l'essentiel de la mise en scène.
Quelques effets en forme de clin d'oeil viennent ponctuer les chansons :
le micro couteau sur No reflection, le chapeau haut de forme et l'inscription clignotante mOBSCENE sur le titre du même nom, la fourrure rose et le costume à col paillette sur The Dope Show, les ballons bleus dans la lumière bleutée sur Slo Mo Tion, les confettis et le casque pailletée sur Rock Is Dead, la lampe sur Sweet Dreams, le pupitre et la bible sur Antichrist Superstar (sans doute LE grand moment du show avec un Manson charismatique et un public en transe), la casquette sur The Beautiful People.
Le show reste très dépouillé visuellement, mais finalement très rock'n roll.
L'absence de gros effets (on sent que Manson n'a plus les mêmes moyens qu'avant) n'est finalement pas si gênante dans la mesure où Manson remplit l'espace jusqu'à éclipser totalement ses musiciens.

C'est donc à un très grand show de Manson auquel nous avons assisté.
Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé : ambiance de folie dans les gradins et fans possédés dans la fosse. Le nombre d'évacuations pour cause de malaise lors des premières minutes du show n'est d'ailleurs pas sans rappeler la tournée de TGAOG où les évanouissements se comptaient par dizaines à chaque concert.

Et si vous en doutez encore, procurez vous des places et allez vous faire votre propre avis. Vous ne serez pas déçu !!



Setlist :

Intro. Suspiria Theme.
1. Hey, Cruel World…
2. Disposable Teens.
3. The Love Song
4. No Reflection
5. mOBSCENE
6. The Dope Show
7. Slo-Mo-Tion
8. Rock is Dead
9. Personal Jesus
10. Pistol Whipped
11. Tourniquet
12. Irresponsible Hate Anthem
13. Sweet Dreams (Are Made of This)
14. Antichrist Superstar
15. The Beautiful People
Outro. You’re So Vain.
Par Tool

<< Pr�c�dent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 Suivant >>

Content Management Powered by UTF-8 CuteNews


Manson-World.Net © 2004-2013 et AlexandreCallot © 2004-2013